TRANSFORMER
« Promotion de filières, systèmes alimentaires, sécurité alimentaire, transformation et création de valeur, disponibilité d’aliments sains et riches, bonne pratique d’hygiène (alimentaire), infrastructure et équipement ».

Normes nationales sur le soja et ses produits dérivés
(Acquis ProQual)
De quoi s’agit-il ?
Au Bénin, il n’existait jusque-là pas de normes validées par les acteurs sur la production de semences, de soja grains, ni de fromage et de lait de soja. Cet acquis devient de ce fait une innovation majeure. L’objectif était de renforcer les capacités des transformatrices de soja sur les principes d’hygiène de base, les Bonnes Pratiques de d’Hygiène (BPH) en agroalimentaire, ainsi que sur les prescriptions clés de la législation alimentaire ; de fournir un appuiconseil approprié et adapté pour capitaliser et mettre en application les connaissances acquises lors de la formation. Le respect de ces normes dans la production et la transformation concoure à la protection de l’environnement car respectant les bonnes pratiques de production et/ou de transformation.
« Nous avons beaucoup gagné dans ce partenariat avec ProQual. Même si le projet arrive à son terme aujourd’hui nous pouvons capitaliser les acquis et continuer sur cette lancée. En effet, à l’Agence de Normalisation et de Métrologie, grâce au ProQual, nous avons pu réaliser dans un premier temps notre plan stratégique de communication. De ce plan, nous avons, toujours grâce à l’appui de la GIZ à travers ProQual, realisé beaucoup d’actions de communication et de sensibilisation sur l’agence et ses activités. Des supports de communication (plaquettes, enseignes, émissions radio/ télévisées en français et en langues locales) ont été réalisés pour mieux faire connaître la normalisation et la métrologie. Par ailleurs le personnel a bénéficié de renforcement de ses capacités en termes d’édition et d’interprétation des normes. Aujourd’hui, les acteurs de la filière Soja sont suffisamment outillés sur les normes de qualité grâce aux nombreuses séances de sensibilisations organisées avec l’appui de ProQual. Notre agence a beaucoup gagné en
Abdel Madjid Adélakoun
Fonction : Directeur/ Communication de l’ANM
Localité : Cotonou
Elie Donan Kossou
Fonction : Chargé Suivi Evaluation / ABSSA
Localité : Cotonou
« Avec le partenariat ABSSA-ProQUAL, nous avons développé quatre normes sur la filière Soja. Il s’agit des normes sur la semence du soja, sur le soja grain, le lait de soja et le formage de soja. L’élaboration de ces normes constituent pour l’ABSSA, des outils de travail très importants car ils participent à la réalisation du contrôle de qualité sur la chaîne alimentaire, notamment en ce qui concerne le soja et ses produits dérivés. Ces normes sont pour nous aujourd’hui, des référentiels sécurité sanitaire alimentaire. Outre ces outils, le partenariat avec ProQUAL nous a aussi permis de réaliser des spots de sensibilisation sur le soja et ses produits dérivés qui ont été diffusés sur les canaux digitaux pour atteindre une bonne frange de la population. Ceci a permis aussi bien aux producteurs qu’aux consommateurs d’être sensibilisés sur les mesures d’hygiène et de salubrité à respecter pour avoir une meilleure qualité des produits dérivés du soja. »
« Notre collaboration avec ProQUAL s’est essentiellement focalisée sur la filière soja et surtout sur les normes afin que le soja béninois soit compétitif sur le marché national et international et sur la transmission de ces normes au producteur béninois. Avec ProQUAL nous avons pu former des techniciens sur ces normes afin qu’ils puissent à leur tour outiller les producteurs. Pour ce faire, nous avons adopté une démarche en cascade : l’innovation portée par le projet qui la fait descendre au niveau des techniciens formateurs en fonction des compétences ; ceux-ci à leur tour, descendent vers les producteurs. Vu la complexité de l’innovation, elle a été ouverte à des producteurs pilotes qui peuvent à leur tour continuer des actions de formation et de coaching de leurs pairs afin que les normes soient vulgarisées au sein de tous les producteurs. »
Privat K. Ahimihoué
Fonction : Chargé de Programme / UNCPS
Localité : Parakou
Promotion des jardins de case et des Plantes Alimentaires (PAPA)
(Acquis ProSAR)
De quoi s’agit-il ?
La promotion des jardins de case et des Plantes Alimentaires Pluriannuelles (PAPA) est une stratégie adoptée par le ProSAR pour renforcer la capacité des ménages à diversifier leur alimentation en utilisant les plantes à haute valeur nutritive à portée de main et leur résilience face aux défis du changement climatique par la disponibilité en toutes saisons de légumes. C’est dans cette optique et en souhaitant d’inclure également les pères au sein des ménages dans les activités liées à la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (SAN), que le ProSAR a entrepris ces actions. L’objectif de cette initiative est de permettre aux ménages ruraux des communes appuyées par le ProSAR, dans le département de l’Atacora, de disposer tout au long de l’année, d’une source d’aliments riches en nutriments à proximité de leur maison.
« Le ProSAR nous a permis de renforcer les capacités de la communauté sur l’approche cascade qui a touché les ACD, les relais communautaires, les volontaires et les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes et les mères d’enfant. Toute chose qui permet de prévenir déjà la malnutrition. Ici chez nous, Il y a eu également les jardins de case avec la dotation de petits équipements et de semences aux femmes pour installer leur jardin. En termes de semences on a la tomate, la vernonia, le crincrin, le gombo, le piment, l’aubergine etc. puis des plantes alimentaires pluriannuelles (PAPA) qui permettent de faire de la récupération des malnutris et de faire de la démonstration culinaire. Nous avons aussi bénéficié de matériel roulant pour les animations dans les villages et de pouvoir mener des « opérations villes propres. »
Arsène ALOI
Fonction : Chef du centre de promotion sociale de Kouandé
Localité : Kouandé
Ossilatou Mama Gogue
Fonction : Relais communautaire
Localité : Péhounco
« En tant que relais communautaire, j’ai tiré beaucoup de bénéfices et d’avantages du projet. Aujourd’hui, beaucoup de choses ont changé dans ma communauté sur le plan de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Au niveau de l’alimentation, les femmes ont compris qu’il faut produire soi-même et consommer local. A cet effet, des sessions de démonstration culinaire organisées à l’intention des femmes, ont permis de faire de l’autoconsommation en utilisant ce qu’elles produisent ellesmêmes, les produits de leur jardin de case comprenant les feuilles fraiches de baobab qu’elles ont appris à planter grâce au projet ainsi que les autres légumes locaux de leur jardin potager. Dans nos villages aujourd’hui, le premier lait n’est plus jeté, ce qu’on refusait aux enfants, leur est donné (oeuf, viande, etc). Notre communauté connaît désormais les 3 catégories d’aliments (force, protection et croissance) qu’il est important d’avoir dans ses repas. Personnellement, j’ai appris beaucoup sur l’hygiène et j’arrive à bien entretenir ma maison et mes enfants qui se portent mieux que par le passé. »
Bonnes Pratiques d’Hygiène
(Acquis de ProCIVA)
De quoi s’agit-il ?
Une formation technique combiné avec des coaching pour développer un plan d’adaptation des sites de transformation, appelée « Bonne Pratiques d’Hygiènes » (BPH)promeut l’intégration des bonnes pratiques d’hygiène (BPH) ainsi que l’analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP - Hazard Analysis Critical Control Point/Analyse des Risques et Maîtrise des Points Critiques) dans les pratiques des entreprises afin de contribuer à améliorer la qualité, la sécurité sanitaire et la compétitivité de leurs produits.
Promotion de la production de la Farine Enrichie à base des produits locaux par les Femmes en Age de Procréées (FAP)
(Acquis ProSAR)
De quoi s’agit-il ?
Bien que la production de la farine enrichie ne soit pas une technique nouvelle, sa pratique et son importance restent peu connu par les ménages des communes d’intervention de ProSAR. La production des farines connue sous le nom de farine enrichie est limitée à l’association de deux céréales avec ou sans légumineuse. Les femmes de ces communes refusaient cette farine sous prétexte qu’elle nécessitait beaucoup de moyens financiers où il faut y mettre des petits poissons, de biscuits et du lait. Aussi selon elles, cette farine se gâte trop vite et les enfants dans la majorité des cas font la diarrhée. La farine promue par le ProSAR est l’association de trois céréales enrichies au soja. Cette farine a pour objectif d’accompagner les mères nourrices et les enfants de 6 mois dans leur alimentation.
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Ce webdocumentaire a été réalisé par la GIZ dans le cadre de la capitalisation des projets du Secteur Vert au Bénin sous financement du Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Responsable pour la mise en œuvre et la gestion de ce webdocumentaire est le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) au Bénin.